En l’espace de quelques années, la communication « portable » s’est emparée d’une majeure partie de la société, révolutionnant notre manière de communiquer, voire notre manière d’être. Ce phénomène de société a été si brusque qu’il paraît un peu vain de se demander : comment faisions-nous avant ? Ou bien : est-ce que les nouvelles technologies de communication touchent au plus profond de l’humain et amorcent une nouvelle manière d’être au monde ?
Sans répondre directement à la question, nous voulons examiner ici une forme « alternative » de communication, qui peut s’avérer utile à titre de comparatif. Il s’agit des téléboutiques, ces petites échoppes que l’on voit fleurir depuis quelques années dans les grandes villes. Elles vendent des communications longues distance à une clientèle immigrée qui trouve là un moyen économique de téléphoner dans son pays d’origine.
FLUX numéro 58 – octobre – décembre 2004